Le récent match nul du Portugal (1-1) face à la RD Congo a ravivé les débats concernant la place de Cristiano Ronaldo au sein de l’équipe. Le joueur a disputé l’intégralité de la rencontre sans parvenir à trouver le chemin des filets. Selon certains observateurs, son jeu aurait été perçu comme individualiste, privilégiant sa propre réussite à celle de l’équipe.
Ces critiques envers Ronaldo ont creusé un fossé, du moins chez une partie des fans, et le quotidien portugais Record rapporte que les réseaux sociaux des autres joueurs portugais ont été la cible d’attaques massives.
João Neves, auteur du premier but contre l’équipe africaine, a été particulièrement visé suite à sa déclaration affirmant que Ronaldo “n’est pas différent de nous”. Il a ajouté : “Nous savons ce que Cristiano a fait pour nous, mais en ce moment, il n’est pas différent de nous. C’est juste un joueur de plus pour aider. Il n’est pas différent des autres.” Cependant, d’autres joueurs comme Bruno Fernandes, Vitinha ou Pedro Neto ont également été la cible de commentaires exigeant le “respect” envers Ronaldo, les accusant de ne pas lui passer le ballon. Certains commentaires suggèrent même un boycott des joueurs envers “CR7”.
La situation est jugée suffisamment préoccupante pour que Vítor Pinto, directeur adjoint de Record, évoque le “risque d’une guerre civile qui pourrait éclater au sein de l’équipe nationale” (selon des propos relayés par Marca). Pinto ne croit pas à un boycott organisé, mais admet que “le Portugal n’a pas communiqué avec son avant-centre, et qu’il n’avait pas non plus de stratégie où l’avant-centre créait des espaces pour que d’autres joueurs puissent percer la défense et conclure”.
La question demeure : s’agit-il de la faute de Ronaldo, perçu comme égoïste et peu solidaire (comme l’a suggéré Thierry Henry), ou d’un échec tactique de l’entraîneur Roberto Martínez ? La réponse pourrait se faire attendre jusqu’au prochain match du Portugal, prévu contre l’Ouzbékistan le mardi 23 juin à 19h CEST (18h BST).
